Quel avenir pour La République en marche dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais ?

Le comité local de La République en marche (LREM) organisait, ce lundi 26 juin, au café le Bellevue à Oignies, dans le Pas-de-Calais, un atelier de réflexion sur l’avenir du mouvement, créé le 6 avril 2016 par Emmanuel Macron.

Une semaine après le second tour des élections législatives, le chantier s’annonce immense pour Anne Roquet et son équipe. La candidate LREM a été battue dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais face à la présidente du Front national Marine Le Pen (58,6 % des voix contre 41,4 %). Mais ce résultat ne semble pas entamer la motivation de Mme Roquet, qui souhaite continuer le combat sur le terrain et être proche des habitants de la circonscription.

Avec la présence de Geoffrey Gorillot, suppléant de la candidate LREM aux législatives, et du coordonnateur local du mouvement, Rachid El-Kheng, une dizaine d’adhérents étaient présents pour débattre et discuter de l’avenir d’En Marche, au niveau local et national. Une initiative qui permet à chacun de s’exprimer et de participer aux prises de décision.

ROQUETAnne Roquet (à gauche) et des adhérents de LREM, au café le Bellevue à Oignies

Autour d’un verre et d’une ambiance amicale, les adhérents étaient répartis en groupes et devaient plancher sur la question : Que faire après les élections ? Une problématique importante pour En Marche, qui n’a pas réussi à séduire les électeurs dans le Pas-de-Calais, en particulier dans le bassin minier.

Trois principales questions ont été posées aux personnes présentes afin de les guider dans leur réflexion. Quelles sont les missions prioritaires de LREM ?, quels sont les objectifs de LREM au niveau local ?, et quel rôle doit avoir l’adhérent ?.

Le but était de répondre à chaque question en sélectionnant trois propositions parmi les 7 figurant sur le formulaire du mouvement. Un exercice démocratique et participatif qui a duré plus d’une heure. Les groupes devaient ensuite présenter une synthèse et faire émerger des idées qui seront reprises au niveau national.

Parmi les propositions phares, on retrouve : l’organisation de réunions publiques pour expliquer le programme et faire de la pédagogie, la mise en place d’une boîte à idées sur les marchés pour donner la parole aux citoyens, les cafés-débats où chacun peut s’exprimer et apporter une solution, la création d’un journal qui permettrait d’informer les habitants de la circonscription sur les réformes ou les lois à venir, la possibilité de poser des questions en direct sur Facebook pour faciliter les échanges, ou encore la promotion du programme et des idées d’Emmanuel Macron par les adhérents via des techniques plus traditionnelles, comme le porte à porte.

Autant d’idées qui espèrent trouver écho auprès des habitants de la 11e circonscription du Pas-de-Calais. Pour le moment, c’est le Front national qui a été plébiscité. Reste à savoir si le mouvement d’Emmanuel Macron arrivera à inverser la tendance et à convaincre les électeurs dans les cinq prochaines années.

Le Louvre-Lens : un musée qui attire en dehors de ses frontières

Nous sommes à Lens, ville de 30 000 habitants dans le département du Pas-de-Calais et la région des Hauts-de-France. C’est ici que le «deuxième Louvre» a été inauguré en 2012 afin de redynamiser une région affectée par les désindustrialisations et le chômage et pour changer l’image plutôt négative du bassin minier.

Par cette chaleur caniculaire en plein mois de juin, rares sont ceux qui s’aventurent dans les rues. Nous ne commençons à croiser des passants qu’aux abords du musée. Un édifice rayonnant et moderne construit pour un total de 150 millions d’euros, dont 37 millions ont été investis par l’Union européenne grâce au Fonds européen de développement régional (FEDER), selon un article paru dans L’Observateur.

P1090044La Galerie du temps, musée du Louvre-Lens

Le Louvre est un musée réputé…

En visitant la Galerie du temps, la principale attraction du musée, tout un chacun peut explorer trois périodes historiques majeures, allant de l’Antiquité aux temps modernes en passant par le Moyen Age. C’est là que nous avons rencontré Karine, une fonctionnaire venue spécialement de la côte d’Azur. « Je suis là pour éveiller ma curiosité et admirer les œuvres non exposées à Paris, car le Louvre est un musée réputé », confie-t-elle.

D’autres curieux arrivent en groupe, comme ce couple d’Amiens, venu grâce à un voyage organisé par «La maison pour tous» de Rivery. « On a entendu parler du Louvre-Lens, donc on est venus pour découvrir et essayer de se cultiver un peu ». Françoise, retraitée de la fonction publique, ajoute : « Le musée n’est pas trop grand et c’est un espace libre. Si on n’est pas intéressé par la peinture, il y a les sculptures et vice versa ». Entre les vases antiques et les tableaux, nombreux sont les groupes scolaires venus pour s’initier à l’art dès le plus jeune âge. L’ancien ministre André Malraux l’avait bien dit : «la culture ne s’hérite pas, elle se conquiert».

Même outre Atlantique…

Mais c’est en nous approchant de la sortie du musée que nous rencontrons deux étudiantes venues tout droit d’Amérique. Bronwyn, 21 ans, est canadienne et suit des études sur l’histoire des musées à l’Université catholique de Lille. « J’aime connaître l’histoire qui se cache derrière les musées. Le Louvre-Lens est certes moins fréquenté que celui de Paris, mais il m’intéresse tout autant ». Cette passionnée, qui s’intéresse à toutes les périodes artistiques, voudrait faire de sa passion un métier en travaillant dans un musée à la fin de ses études.

Même son de cloche pour son amie Andrea, 20 ans, qui vient du Mexique. « J’ai visité le Louvre à Paris et maintenant celui de Lens. Il n’y a pas un type d’art qui me passionne en particulier, mais plutôt l’histoire des musées de manière générale. »

Moins connu que le musée du Louvre à Paris, le Louvre-Lens avait pour objectif d’attirer 500 000 visiteurs par an en moyenne, et de rendre la culture plus accessible dans une région particulièrement touchée par la crise économique. Mais avec 444 602 visiteurs en 2016 selon le site FranceInfo, le musée peut atteindre cet objectif et peut compter sur les étudiants étrangers, qui ne viennent pas que pour admirer les terrils.

Sources :
http://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-pas-calais/pas-calais/lens/louvre-lens-frequentation-legerement-hausse-2016-1167525.html
https://www.lobservateur.fr/region/2017/05/13/leurope-soutient-louvre-lens/